
| Formation n°09 |
S’il n’y a plus d’actionnaires dans les entreprises… qui gouverne l’entreprise ? Sur quelles bases désigne-t-on telle ou telle personne ? Et si leur but n'est plus de générer un maximum de profit pour les propriétaires d'actions, quel but (d'intérêt général) leur donner, et comment y parvenir ? Nous aborderons des méthodes de travail, de prise de décision, voire de constitution des entreprises sur lesquelles s’appuyer pour répondre à ces questions. |
Michel Laloux - Stéphane Lejoly
L'annonce
09 - Quel rapport entre la gouvernance des entreprises et la société civile ? : L'annonce Rencontre n°9 Depuis la septième rencontre civilienne, sur base d’une observation précise des processus économiques eux-mêmes, nous avons envisagé une possibilité nouvelle pour financer les entreprises : non plus par des actions (parts de capital), mais uniquement par des prêts. Mais alors, s’il n’y a plus d’actionnaires dans les entreprises… qui gouverne l’entreprise ? Sur quelles bases désigne-t-on telle ou telle personne ? Et si le but des entreprises n’est plus, comme c’est le cas actuellement, de générer un maximum de bénéfices pour des propriétaires d’actions mais de répondre aux besoins de toute l’économie (rencontre n°8), dans « l’intérêt général », comment peut-on y parvenir concrètement ? Sur quoi s’appuyer pour avoir une vision de l’intérêt général qui ne soit pas une simple abstraction ? Lors de cette neuvième rencontre nous aborderons des méthodes de travail, de prise de décision, voire de constitution des entreprises sur lesquelles s’appuyer pour permettre à la fois de : Nous verrons aussi comment le concept de propriété des moyens de production peut être métamorphosé (et non pas aboli), lorsque l’entreprise est conçue comme un bien commun. Dimanche 20 décembre 2020
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09 - Quel rapport entre la gouvernance des entreprises et la société civile ? : Horodatage
Quelques points clés abordés lors de cette rencontre
0:02:33 – Cette troisième séance sur thème du capital permettra d’avoir une vue d’ensemble
0:03:06 - Si le but de l’entreprise n’est plus de produire des profits pour les actionnaires et s’il n’y a plus d’actionnaires…, sur quelle base se prendront les décisions dans les entreprises ? Et qui décidera ? Comment ? Quelle sera la gouvernance des entreprises?
0:07:10 – La nécessité que les entreprises soient gérées par des personnes compétentes qui sont au service de l’intérêt général. Toutefois, qu’est-ce que « l’intérêt général » ? Comment pouvoir s’en faire une image claire ?
0:08:41 - Clarifier et améliorer la gouvernance interne à l’entreprise ne suffit pas. Il faut aussi disposer d’un dispostif qui permette à l’entreprise de se donner un cap qui fait sens.
0:11:31 – L’association économique : un concept très simple pour un dispositif très puissant qui peut être mis en œuvre dans tous les secteurs de l’économie
0:17:47 - Quid des associations de consommateurs ? Quelques exemples concrets.
0:20:53 – Les associations économiques permettent de rassembler tous les pôles d’une filière pour pouvoir se faire une image de la réalité.
0:23:19 - Vers un marketing de concertation plutôt qu’un marketing de manipulation
0:27:15 - Cette démarche qui permet d’aller au-delà du niveau micro-économique
0:27:53 - Pour pérenniser les cercle de coopération interentreprises (cercles d’inter-coopération économique locaux), un enjeu central : l’existence de besoins économiques réciproques et forts
0:31:25 - Les effets des tables de concertation sur la stratégie individuelle des entreprises
0:34:50 - La naissance d’une stratégie inter-entreprises. Vers un élargissement et une clarification de la notion de « civilien ». L’autogestion des processus économiques par les personnes réellement concernées et non par une bureaucratie. Exemples de situations concrètes.
0:44:12 - Des tables de concertation d’où résulte la transparence, la confiance et la réciprocité. Elles prennent la place de la recherche du profit
0:47:41 - La formation de prix justes, équitables
0:53:38 - L’engagement des consommateurs : un défi d’une importance immense
0:57:21 - L’esprit des cercles de coopération interentreprises – Le mode de décision : non pas le scrutin mais le consensus et l’engagement « contractuel »
1:00:45 - Comment vont s’organiser les prises de décision de manière interne à l’entreprise, alors qu’il n’y a plus d’actionnaires propriétaires ?
1:02:54 - Ce que recouvre précisément le concept de propriété. L’abusus, l’usus et le fructus.
1:08:23 - Le chef d’entreprise ne devrait jamais avoir le droit de détruire ou de revendre l’entreprise. Par contre, il importe de lui conférer pleinement le droit de mettre librement en œuvre les moyens de production (dans « l’intérêt général »)
1:09:04 - Les associations économiques en tant qu’organes de «perception» de l’intérêt général
1:10:11 - Le partage du fructus (les bénéfices)entre les divers « facteurs » qui ont contribué au développement de l’entreprise
1:13:43 - L’entreprise en tant que bien commun ?
1:17:53 - Même si l’entreprise est un « bien commun », tout le monde ne tient pas le gouvernail !
1:19:08 - L’entreprise devrait-elle rendre des comptes ? Devrait-elle être auditée ? L’importance de la fonction de veille.
1:33:08 - Les questions des participants
Thèmes
09 - Quel rapport entre la gouvernance des entreprises et la société civile ? : Thématiques abordées
Illustrations
Q-R
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09 - Quel rapport entre la gouvernance des entreprises et la société civile ? : Discussions 09-A1 Concrètement la société civile, c'est qui ? Le bien commun, c'est quoi ? Pourquoi un entrepreneur, ou même un groupe de travailleurs : s'encombrerait-il de la supervision extérieure d'une soi-disant société civile ou de représentants d'un bien dit commun qui risquent fort de comprendre encore moins qu'eux quelque chose à leur entreprise ? François 09-A2 Au travers de cette question, je vois se profiler une société civile qui est à l'opposé de ce que j'imagine et qui risquerait d'être un clone de l'État exécutif. Je crois que l'on peut imaginer autre chose et je l'ai esquissé dans la deuxième partie du billet Société civile et pouvoir exécutif, à lire dans la rubrique Billet civilien. Michel 09-B1 Quid de la relation entre la "conception civilienne", le travail et la consommation ? Bonjour, j’ai suivi avec un petit décalage mais avec grands intérêt, vos conférences vidéo. Vous avez mentionné à plusieurs reprises mais rapidement, le travail et évoqué de façon transversale, la consommation. Deux sujets qui me posent questions depuis longtemps. Travail et consommation sont, il me semble, deux des piliers incontournables de l’économie Alors même si je comprends les limites du format face à la complexité des sujets abordés, même si je conçois que vous posiez les bases pour mieux saisir cette complexité, pourriez-vous aborder plus amplement ces deux rouages de l’économie, pour les relier à votre propos. Avec mes remerciements. Vincent 09-B2 Il y a la question du travail et celle de la rémunération. La première, nous aurions pu l'aborder d'emblée. Mais la deuxième nécessite de poser certaines bases concernant le capital et la monnaie. C'est donc le chemin que nous avons pris. Je comprends que vous ayez envie que l'on aborde la troisième branche de la croix de l'économie pour que l'on puisse montrer comment l'on pourrait sortir le travail de l'économie. Il faudra encore un peu de temps. Mais, à la fin, je pense que vous comprendrez la nécessité de ces étapes préalables. Elles ont leur logique interne. En avançant ainsi, il nous sera plus facile d'acquérir une vision d'ensemble du processus économique et de ce qui le pollue. En voyant de quelle façon il serait possible d'éliminer les facteurs polluant de l'économie, il devient plus aisé de venir sur la question de la consommation qui peut alors apparaître dans sa véritable dimension. Michel