Le droit à l'expérimentation sociétale


Vignette de présentation de la troisième formation publique donnée par le Temps des Civiliens : Le droit à l'expérimentation sociétale

Formation n°03

Les constitutions et les formes de gouvernance sont conçues de telle façon que les transformations doivent être impulsées depuis le haut.
Or tout ce qui est nouveau jaillit sur le terrain, à partir des impulsions et des projets de ceux qui font. Il suffit de regarder ce qui se passe au sein de la société civile pour le constater. Les initiatives nouvelles foisonnent, mais ne peuvent se développer qu’en se heurtant à l’inertie ou même à l’opposition des institutions.
Pour dépasser cet état de fait, ous imaginerons dès lors des outils concrets qui rendraient effectif un droit à l’expérimentation géré par les acteurs de la société civile, ceux que nous appelons les Civiliens.

 

Michel Laloux - Stéphane Lejoly  


 

L'annonce




03 - Le droit à l'expérimentation sociétale : L'annonce


 

En France, comme dans beaucoup d’autres pays dits démocratiques, les transformations doivent passer par le pouvoir exécutif centralisé. Les citoyens qui veulent innover dans le domaine sociétal se heurtent à des obstacles qui deviennent de plus en plus difficiles à surmonter. La plupart des gens voient que nous sommes parvenus à un point de blocage du fonctionnement des institutions. Mais nous constatons une impuissance à débloquer cette situation, quelles que soient les personnes qui se trouvent à la tête de l’exécutif.

Les constitutions et les formes de gouvernance sont conçues de telle façon que les transformations doivent être impulsées depuis le haut.

Or tout ce qui est nouveau jaillit sur le terrain, à partir des impulsions et des projets de ceux qui font. Il suffit de regarder ce qui se passe au sein de la société civile pour le constater. Les initiatives nouvelles foisonnent, mais ne peuvent se développer qu’en se heurtant à l’inertie ou même à l’opposition des institutions. C’est ainsi que les « faizeux » s’opposent aux « dizeux », pour reprendre l’expression d’Alexandre Jardin.

Il s’agit d’un problème systémique qui ne sera pas résolu tant que l’on ne se décidera pas à transférer le pouvoir exécutif aux « faizeux ». Mais un tel transfert ne se décrète pas. Il ne peut non plus advenir à la suite d’un Grand Soir auquel plus grand monde ne croit. Il ne se fera que par un processus évolutif, au fur et à mesure que des Civiliens, à titre individuel ou regroupés en organisations de la société civile, assumeront les tâches dévolues au pouvoir exécutif actuel.

C’est par les initiatives de la société civile que la transformation se réalisera. Mais pour que cela puisse se faire, il faut concevoir des outils qui rendent possible l’expérimentation sociétale. Certes, l’article 37.1 de la Constitution française ouvre, en théorie, une porte à des dispositions législatives à caractère expérimental.

Nous verrons justement en quoi cet article est caractéristique d’une conception de l’État qui nous enferme dans des formes du passé ne correspondant plus aux besoins actuels de la société civile. Nous imaginerons alors des outils concrets qui rendraient effectif un droit à l’expérimentation géré par les acteurs de la société civile, ceux que nous appelons les Civiliens.

Dimanche 21 juin 2020

 

 

  

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